1-800-517-8533 | info@dev.bioalert.ca | Formerly SPI Bio Inc. | Anciennement SPI Bio Inc.

Archive for category: Nouvelles français

Exporter malgré la crise du coronavirus

Malgré la crise du COVID-19 et l’instabilité économique, c’est le temps de parler d’exportation, selon la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin.

C’est ce que feront une centaine d’entrepreneurs, le 24 avril, à l’Hôtel Times à l’occasion du Grand rendez-vous de l’exportation, organisé par le Carrefour Québec International en collaboration avec Sherbrooke Innopole. Une centaine de participants sont attendus.

Pour Mme Fortin, c’est lorsqu’une entreprise n’exporte que dans un seul pays qu’un danger survient. « Si le pays ou le continent est frappé, l’entreprise l’est forcément aussi. Si on a une diversification d’endroits où on exporte, ça peut pallier les aléas qu’on vit », analyse-t-elle.

« Si une entreprise fait uniquement des affaires en Asie, elle n’est pas dans une bonne situation, cite-t-elle en exemple. Cependant, si elle est en a en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et peut-être même en Amérique du Sud, là on peut pallier à cela. Ça permet à l’entreprise à être moins vulnérable. C’est comme un portefeuille financier. »

La directrice générale de Carrefour Québec International, Catherine Gervais, a le même discours. « L’exportation reste toujours d’actualité et est toujours importante, pense-t-elle. Ce qui est important, c’est la diversification des marchés et c’est notre mandat d’aider les entreprises à voir les opportunités. Il n’y a pas seulement les États-Unis. Il y a d’autres marchés intéressants. Il faut seulement adapter sa stratégie en fonction du marché qui sera payant. Chaque entreprise a sa recette : ce n’est pas parce qu’un concurrent est sur un marché qu’il faut y aller également. »

Étienne Lemieux, PDG et cofondateur de l’entreprise Spi Bio, qui surveille en continu la Legionella Pneumophila dans les systèmes d’eau, voit l’actuelle situation comme un couteau à double tranchant. « Il y a une incertitude des marchés, donc mes clients seront peut-être moins prompts à acheter », pense l’entrepreneur qui est actuellement en processus de vente auprès de clients new-yorkais.

« Mais ça confirme que les gens voient une importance élevée sur la santé publique, relativise-t-il. En 2015, dans un seul événement, la légionelle a envoyé plus de 100 personnes à l’hôpital et en a tué 12. Comme le coronavirus, ça crée une inquiétude. On est dans ce même moteur : les gens ont peur, les propriétaires ont peur de l’impact économique que ça représente et prennent des mesures de prévention. Ça me confirme que les gens sont prêts à investir pour sécuriser les villes, mettre des mesures en place pour éviter les épidémies. »

Une peur

Pour M. Lemieux, l’expérience de l’exportation peut être épeurante. C’est pour combattre cette peur que l’entrepreneur s’adressera aux participants du Grand rendez-vous de l’exportation.

« Souvent, on a peur, avoue M. Lemieux, qui participera à l’événement en tant que conférencier invité. On met beaucoup d’énergie pour trouver des clients, mais c’est parce qu’on a peur d’aller à l’exportation. Il faut combattre cette peur, car si on veut développer une grande entreprise, passer de la PME à quelque chose de plus gros, il faut aller voir le voisin. »

L’employeur aimerait passer de 17 employés à quelques centaines.

« Le processus d’exportation est de moins en moins épeurant. [Maintenant] ça me semble logique. Il y a un an, c’était illogique, car il y avait trop d’incertitudes », confie-t-il.

Des entrepreneurs viendront partager leur expérience de commercialisation sur les différents marchés, explique Mme Gervais. « Les résultats concrets, c’est le maillage qui se fait, pense-t-elle, rappelant que cet événement en est à sa troisième édition. Les entreprises vont sortir inspirées et se feront un réseau de contacts. »

« On est là pour expliquer le processus de douanes ou simplement de trouver le bon marché, résume-t-elle. Ceux qui sont bien établis au Québec et qui cherchent à croitre, le plus important est de se faire un plan d’action.»

Article intégral ici: https://www.latribune.ca/actualites/sherbrooke/exporter-malgre-la-crise-du-coronavirus-2859a490241288d1f31c9e9f014c673e

Biotechnologie : SPI Bio boucle une ronde de financement de 1,7 M$

SPI Bio, une jeune entreprise de biotechnologie basée à Sherbrooke, a annoncé lundi la clôture d’une nouvelle ronde de financement de 1,7 million de dollars.


Les fonds proviennent d’investisseurs locaux et internationaux, tels que Sherbrooke Innopole, Produits naturels Canada, ACET Banque Nationale et Capitall Investissements.

SPI Bio a mis au point un appareil de détection automatique de la bactérie légionelle dans les systèmes de refroidissement industriels, commerciaux et résidentiels.

Cette technologie brevetée, appelée BioAlert, comprend un compartiment d’analyse biochimique et un système de gestion de données, qui permettent d’effectuer des tests quotidiens et d’obtenir des résultats en moins de trois heures.

BioAlert simplifie le processus d’analyse en évitant les prélèvements manuels et l’expédition d’échantillons en laboratoire, qui peuvent prendre jusqu’à deux semaines avant de fournir des données.

Ce système ne remplace pas les tests mensuels exigés par la Régie du bâtiment du Québec, mais il permet de prévoir les résultats qui émaneront des laboratoires afin d’éviter toute conséquence associée à une mauvaise analyse.

SPI Bio estime donc que cette solution connectée aide à mieux gérer le risque microbiologique et à réduire les coûts et les répercussions d’une prolifération éventuelle de légionelles.

Avec plus de 25 000 hospitalisations et près de 4000 décès chaque année en Amérique du Nord, ces bactéries constituent un enjeu de santé publique majeur.

La levée de capitaux doit permettre à SPI Bio d’accélérer la commercialisation de l’appareil. L’entreprise souhaite augmenter sa capacité de production et développer son réseau de distribution pour éventuellement percer les marchés américain et européen.

SPI Bio compte aussi prioriser les secteurs industriels, hospitalier et touristique en 2020.

Pour déployer sa stratégie commerciale, l’entreprise prévoit d’embaucher cinq nouvelles ressources pour ses départements d’administration, de production et de ventes.

L’équipe se compose actuellement de 17 employés, tous basés au centre multilocatif Espace LABz dans le Parc scientifique de Sherbrooke. SPI Bio assemble sur place les appareils BioAlert.

« Avec ce financement, nous aurons la chance d’évoluer plus rapidement vers l’atteinte de nos objectifs d’entreprise. Ces fonds nous permettront de passer du statut de startup à celui d’une PME bien ancrée dans son milieu et nous en sommes plus que reconnaissants », a déclaré par communiqué Étienne Lemieux, cofondateur et président-directeur général de SPI Bio.

Article intégral ici: https://www.directioninformatique.com/biotechnologie-spi-bio-boucle-une-ronde-de-financement-de-17-m/82366

La Sherbrookoise SPI Bio boucle une ronde de financement de 1,7 M$

SHERBROOKE, Québec, Canada, le 4 décembre 2019 – SPI Bio, une jeune entreprise biotechnologique qui commercialise un appareil de détection automatisé de la bactérie légionelle, annonce la clôture d’une ronde de financement de 1,7 M$ grâce à la participation de Capitall Investissements, Produits naturels Canada, Sherbrooke Innopole, ACET Banque Nationale et d’investisseurs privés.

La levée de capitaux permettra à SPI Bio d’accélérer la commercialisation de son produit phare, le BioAlert, le premier et le seul détecteur intégré et automatisé au monde, destiné à la surveillance directe et continue de la bactérie légionelle dans les systèmes de refroidissement industriels, commerciaux et résidentiels, communément appelés tours autoréfrigérantes (TARs).

« Nous sommes réjouis de voir qu’autant de gens croient au potentiel de SPI Bio. Avec ce financement, nous aurons la chance d’évoluer plus rapidement vers l’atteinte de nos objectifs d’entreprise. Ces fonds permettront à SPI Bio de passer du statut de startup à celui d’une PME bien ancrée dans son milieu et nous en sommes plus que reconnaissants », affirme Étienne Lemieux, cofondateur et président-directeur général de SPI Bio.

Pour Capitall Investissements, un fonds présent à Montréal et créé par des avocats spécialisés et des entrepreneurs aguerris basés dans la région de Bretagne, en France, il s’agit d’un premier investissement dans un projet d’affaires québécois, en partenariat avec Sherbrooke Innopole.

« Il s’agit d’un investissement stratégique pour le groupe breton Capitall Investissements, qui participe à hauteur de 750 000 $ au financement d‘une startup québécoise SPI Bio au destin mondial et au concept innovant lié à la détection de la légionellose », souligne Frédéric Burot, avocat associé chez STRATEYS et représentant de Capitall Investissements.

« Les liens avec Capitall Investissements et son représentant Frédéric Burot se sont rapidement étoffés à la suite de notre rencontre initiale en janvier 2018, relate Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole. Dès le départ, le groupe a manifesté un intérêt marqué à investir dans des entreprises technologiques d’ici, si bien qu’à peine 20 mois plus tard, nous concrétisons avec grande fierté un premier investissement conjoint dans une entreprise à fort potentiel, SPI Bio. Cette jeune entreprise de la filière-clé des Technologies propres possède la technologie, les talents et l’ambition pour se démarquer sur le marché mondial. Sherbrooke Innopole est fière de lui offrir accompagnement et financement, via son Fonds d’investissement pour entreprises innovantes. »

Au cours de la dernière année, le partenariat de Sherbrooke Innopole avec le groupe d’investisseurs français s’est également traduit par la mise en place d’un programme d’accompagnement à l’implantation en Amérique du Nord pour les entreprises technologiques, qu’elles soient en démarrage ou matures. Offert en collaboration avec le bureau entrepreneurial privé LEDEN, ce programme permet aux entreprises étrangères d’évaluer et d’amorcer leur expansion à un coût compétitif. « La réciprocité est évidemment offerte aux entreprises sherbrookoises qui souhaitent explorer le marché européen », souligne Mme Fortin.

« C’est encourageant de voir une entreprise canadienne très novatrice telle que SPI Bio résoudre un enjeu critique de santé et de sécurité, indique Shelley King, chef de la direction de Produits naturels Canada. Nous sommes ravis de faire partie de l’écosystème qui la soutient dans son développement et dans sa croissance. »

« L’ACET, qui accompagne SPI Bio depuis près de six ans, est très heureuse de co-investir, via son fonds ACET Capital S.E.C., dans cette jeune entreprise dynamique à l’image de ses fondateurs et employés. Ce produit de haute technologie BioAlert suscite beaucoup d’intérêt dans le marché. Nous sommes convaincus que SPI Bio est promise à un bel avenir », affirme Ghyslain Goulet, président-directeur général d’ACET Banque Nationale.

En phase de commercialisation

La ronde de financement permettra à SPI Bio de structurer ses canaux de commercialisation, d’augmenter sa capacité de production et de déployer des vitrines de validation en Amérique du Nord afin de continuer de documenter les avantages de sa technologie brevetée.

Rappelons que SPI Bio a bénéficié du programme d’aide à la commercialisation VITE – Validation d’innovation technologique à l’essai – de Sherbrooke Innopole en 2018. L’entreprise de Sherbrooke avait alors pu développer une vitrine technologique au Palais des sports Léopold-Drolet, en partenariat avec la Ville de Sherbrooke.

Au cours de l’année 2020, SPI Bio priorisera entre autres les secteurs industriel, hospitalier et touristique, au Québec et Ontario. L’entreprise développera également son réseau de distribution, en vue d’ensuite percer les marchés américain et européen.

Pour déployer sa stratégie commerciale, SPI Bio prévoit embaucher cinq nouvelles ressources, qui joindront à court terme ses départements de ventes, production et administration. L’entreprise compte actuellement 17 employés hautement qualifiés, tous basés au multilocatif scientifique Espace LABz, dans le Parc scientifique de Sherbrooke. SPI Bio assemble sur place les appareils BioAlert, ainsi que les cartouches d’analyse.

Le BioAlert comprend un compartiment d’analyse biochimique à chargement automatisé et un système de communication/gestion de données, qui permettent d’effectuer des tests quotidiennement et d’obtenir des résultats en moins de trois heures. L’appareil facilite le processus d’analyse en évitant les prélèvements manuels et l’expédition d’échantillons en laboratoire, qui peuvent prendre jusqu’à 14 jours avant de fournir des données. Bien que le BioAlertne remplace pas les tests mensuels exigés par la Régie du bâtiment du Québec, l’appareil permet de prévoir les résultats qui émaneront des laboratoires afin d’éviter toute conséquence qui découle d’une analyse échouée.

Ainsi, la solution innovante et connectée de SPI Bio permet de mieux gérer le risque microbiologique et de réduire les coûts, ainsi que les conséquences associées à une prolifération éventuelle de légionelles. Ces bactéries constituent un enjeu important de santé publique, avec plus de 25 000 hospitalisations et près de 4000 décès chaque année en Amérique du Nord.

À propos de SPI Bio

Créée en 2014, SPI Bio a débuté sa première phase pilote à l’automne 2017 afin de valider la technologie BioAlert dans des conditions réelles d’utilisation. Les bénéfices de cette technologie ont rapidement été reconnus par les différents partenaires industriels et financiers, outillant ainsi la compagnie des ressources nécessaires pour une commercialisation rapide du produit. À ce jour, SPI Bio représente une équipe multidisciplinaire combinant des experts en biotechnologie, en ingénierie, de même que des spécialistes en vente et marketing. spibio.ca

À propos du fonds Capitall Investissements

Le fonds Capitall est un fonds d’entrepreneurs français à succès, individuels et familiaux, dont certains sont des leaders dans leur domaine d’activité. La spécificité de notre fonds est d’agir comme partenaire stratégique et financier auprès de ces PME/startup et de contribuer à accélérer leur développement à l’international. Notre vision est entrepreneuriale et créatrice de valeur ajoutée. Il s’agit définitivement de « Smart Money ». Notre objectif est double : d’une part, favoriser l’accès à du capital de risque aux entreprises canadiennes technologiques et innovantes à des stades d’amorçage et de pré-commercialisation, puis dans une seconde étape, de les accompagner dans leur implantation à l’étranger, et plus particulièrement la France en leur faisant bénéficier de la force de nos réseaux et de notre expérience pour un accès rapide et efficace aux marchés européens; d’autre part, favoriser l’attraction et l’accompagnement d’entreprises françaises au Canada, et plus précisément au Québec avec la même logique de prises de participation engagées et dynamiques.

À propos de Produits naturels Canada

Produits naturels Canada (PNC) est la force motrice qui propulse la grappe de l’innovation en produits naturels du Canada, un regroupement stratégique de petites et de moyennes entreprises, d’instituts de recherche, de sociétés, d’investisseurs, de ministères gouvernementaux et de fournisseurs de services qui soutiennent le développement et la commercialisation de produits et de technologies d’origine naturelle dans les secteurs de la santé et des sciences de la vie, des ressources naturelles, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, ainsi que des bioproduits durables. Dans le cadre de son rôle au sein de la grappe, PNC offre un ensemble de programmes de commercialisation pour aider les entreprises et les chercheurs à faire évoluer des produits et des technologies à grand potentiel, fournit des liens et des services de prospection en innovation à l’industrie et aux investisseurs grâce à son carrefour pour l’innovation et assure un effet de levier à son fonds d’investissement pour aider à développer des occasions prometteuses au Canada tout en réduisant les risques associés. Comptant plus de 500 occasions d’affaire dans ses carnets, PNC a réalisé sept investissements et a déjà connu deux sorties. Établi en 2016, PNC est financé par un éventail d’investisseurs publics et privés, y compris le Programme des centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR) du gouvernement du Canada administré par le Programme des réseaux de centres d’excellence. Consultez le site naturalproductscanada.com/fr.

À propos de Sherbrooke Innopole 

Sherbrooke Innopole est l’organisme de développement économique de la Ville de Sherbrooke dont la mission est d’accélérer le développement des entreprises des cinq filières-clés – Industrie manufacturière et fabrication de pointe, Technologies propres, Technologies de l’information, Sciences de la vie et Micro-nanotechnologies – et d’agir pour faire de Sherbrooke un environnement d’affaires attractif et innovant. sherbrooke-innopole.com

À propos d’ACET Banque Nationale

Au fil des ans, l’ACET a acquis une solide réputation et une expertise de premier plan dans le démarrage et le développement d’entreprises technologiques issues pour la plupart des travaux de recherche des étudiants et des professeurs de l’Université de Sherbrooke. Depuis sa création en 2011, l’ACET a accompagné 90 projets d’entreprises dans divers secteurs technologiques et ces projets ont généré plus de 400 emplois. Pour plus de renseignements sur l’ACET et son modèle unique d’accompagnement, visitez le site acet.ca.

Article intégral: https://www.naturalproductscanada.com/en/spi-bio/

L’accord parfait de deux expertises

À Québec en 2012, une seule tour de refroidissement contaminée par la légionelle a infecté 181 personnes et a causé la mort de 14 d’entre elles. Cette situation, qui a nécessité une enquête d’envergure, a mené en 2014 à l’adoption par le gouvernement provincial d’une nouvelle réglementation sur les tours de refroidissement de l’eau des immeubles, où la bactérie peut s’accumuler et être projetée dans l’air ambiant. En 2017 à Granby, neuf personnes ont été atteintes de la légionellose. Si personne n’en décède, n’empêche que la Santé publique de l’Estrie a travaillé d’arrache-pied pour en trouver la cause… en vain.


Et s’il existait un appareil capable de détecter rapidement et automatiquement dans les tours de refroidissement le taux de présence de la légionelle, cette bactérie responsable de causer la légionellose, une infection pulmonaire potentiellement mortelle chez les humains?

Cet appareil existe maintenant — il s’agit du BioAlert, créé par la jeune entreprise sherbrookoise SpiBio.

L’idée de l’appareil est née sur un comptoir de cuisine, quelque part en 2010, grâce aux expertises de deux colocataires. En effet, Étienne Lemieux terminait son doctorat en biologie cellulaire, alors que son colocataire Dominic Carrier terminait sa maîtrise en génie électrique. Quels sont donc les liens entre biologie cellulaire et génie électrique? Dans la pratique courante, voilà deux disciplines assez peu utilisées dans un même projet.

Mais pour créer un appareil capable de traiter de façon automatisée le taux de légionelle dans l’eau, c’était le maillage parfait!

« Nous avons eu beaucoup de discussions ensemble et nous avons eu cette idée », dit Étienne Lemieux.

« C’est de l’expertise de biochimie couplée à de l’ingénierie. Nos deux expertises nous ont permis de réfléchir out of the box », ajoute-t-il.

Il aura fallu quatre années avant de lancer l’entreprise SpiBio qui a négocié quelques virages serrés avant d’avoir le vent dans les voiles aujourd’hui.

Après un travail aussi acharné que passionné, c’est en 2017 que les deux amis et partenaires d’affaires ont pu faire leurs premières validations technologiques grâce à des partenaires chez qui ils ont installé le BioAlert. En 2018, la commercialisation a commencé à petite échelle. Aujourd’hui, l’équipe de travail s’agrandit et le carnet de commandes se remplit rapidement : en juillet, SpiBio compte 12 employés et des embauches se feront sous peu. Depuis un certain temps, l’entreprise s’est installée dans l’Espace LABz, un centre multilocatif géré par Sherbrooke Innopole et s’adressant aux entreprises œuvrant dans le secteur des sciences de la vie ou des technologies propres.

Le marché pour le BioAlert est immense. Au Québec, il y aurait 2600 tours de refroidissement. Aux États-Unis, il y en aurait entre 250 000 et 300 000.

Il y a les tours de refroidissements dans de nombreuses tours résidentielles et le marché est important, mais pour commencer, c’est au marché commercial que SpiBio va s’attaquer.

« Le commercial est plus facile, car les gestionnaires connaissent les coûts importants reliés à la fermeture d’une tour de refroidissement dans une usine par exemple », soutient Étienne Lemieux.

L’intérêt pour le produit sherbrookois — et dont une majorité de fournisseurs sont canadiens — commence à se faire sentir de la part de plusieurs clients qui ont un grand rayonnement avec plusieurs installations partout dans le monde.

Alors l’avenir est rayonnant pour les deux complices et partenaires d’affaires.

Un avenir chargé de très nombreux défis cependant. « Nous avons la chance d’avoir des conjointes très compréhensives, car ce n’est pas évident de vivre avec un entrepreneur. C’est presque obsessif », remarque Étienne Lemieux.

Les deux partenaires veulent empêcher la propagation de la légionelle, quand on sait qu’une seule tour de refroidissement peut contaminer dans un rayon de trois à douze kilomètres autour d’elle. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé dans le cas de la ville de Québec en 2012.

« Nous avons trouvé un réel problème, et il est à la hauteur de notre ambition. Beaucoup de gens ont échoué avant nous. Nous, maintenant, nous sommes à déployer nos ailes », souligne Dominic Carrier en précisant que la technologie qu’ils ont développée pour détecter la légionelle pourrait être utilisée pour détecter d’autres bactéries.

« Nous avons l’ambition de créer quelque chose de plus grand que nous-mêmes », conclut M. Lemieux.

Article intégral ici: https://www.latribune.ca/actualites/merite-estrien/laccord-parfait-de-deux-expertises-974e9db4a3f578c5db8ecab75083a001